Homélie du dimanche 22 novembre – Fête du Christ Roi

Chers amis, chers enfants, chers tous. Paix, sérénité et joie intérieure à vous tous de la part de notre Seigneur et Sauveur : Jésus-Christ, le Roi des roi, le Roi de l’univers. La paroisse Saint Clément reste en lien avec vous à travers les prières et les messes basses célébrées par vos prêtres. Nous espérons que l’issue de cette pandémie sera imminente pour que nous puissions nous revoir. Malgré la distance, nous vous portons très chaleureusement dans nos cœurs. Bonne fête. 

Méditation des textes liturgiques

Ezékiel 34, 11 – 12 + 15-17 ;  Psaume 22(23) ;  1 Corinthiens 15, 20 – 26 + 28 ;  Matthieu 25, 31 – 46

Bien-aimés dans le Seigneur.

Aujourd’hui, c’est le 34ème dimanche, le dernier de cette année liturgique A : dimanche où nous célébrons également la fête du Christ roi de l’univers. C’est donc sur cet aspect de roi de l’univers que sera potée notre méditation, en nous faisant aider par les textes que notre mère l’Eglise nous propose à l’occasion.

Toutes les fois que nous évoquons le terme roi, nous pouvons déjà imaginer à quoi nous en tenir. En effet, par roi, nous voyons déjà un dirigeant, un homme important doté de pouvoir, un homme qui commande, qui exerce l’autorité et aussi domine. Et nous sommes ignorer que nombreux de ces dirigeants sont même portés à utiliser de la violence pour faire peser leur pouvoir sur leurs administrés. Quel genre de rois, de gouvernants, de chefs et de présidents !!! En tout cas, le roi n’est pas le dernier du rang ou de la chaîne. Toutes ces représentations que nous venons d’évoquer sont dignes d’un roi, mais, précisons, à la manière humaine. Voilà pourquoi dire de Jésus qu’il est roi peut surprendre plus d’un. Ceci pour dire tout simplement que Jésus n’est pas roi à la manière humaine.

Certes, nous avons entendu dans l’évangile que le Christ, le Fils de l’homme, siégera sur son trône de gloire, en ce jour là, pour exercer son jugement ; mais posons-nous la question si nous pouvons appeler cela un jugement, en regardant de plus près cette page de l’évangile ? Le Christ n’agit pas à la manière des hommes ou des grands de ce monde. Ce qu’il fait, c’est la répartition (la place qu’il te faut selon le timbre de ta voix), c’est la redistribution selon ce que chacun a été dans son existence. Autrement dit, cette répartition n’est que le résultat du choix que nous-mêmes aurions fait durant notre vie terrestre. En aucun cas, il n’est pas pensable que Dieu puisse avoir l’idée de condamner les créatures qu’il a faites ; et en parlant de créatures, nous pensons à la création toute entière (cf. Rom. 5). Voilà pourquoi, il préfère même utiliser le terme de berger que de roi, comme il le dit lui-même dès l’abord de cet évangile : « Il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs. » Même son de cloche dans le psaume respensorial qui renchérit la même idée de berger : « Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer. » 

Oui, mes sœurs et mes frères, le Seigneur agit envers nous comme un berger à l’égard de son troupeau. C’est d’ailleurs cette très belle image qui nous est décrite à travers la première lecture où Dieu nous est présenté comme un berger qui veille sur ses brebis : il les délivre de tous les dangers, il les fait reposer et leur procure tout le nécessaire pour leur bien. De même, il veut que nous puissions intérioriser cet amour et le vivre entre nous, car c’est le seul critère de jugement qui sera pris en compte au dernier jour : « j’avais faim, j’avais soif, j’étais un étranger, j’étais nu, j’étais malade, j’étais seul, j’étais confiné,… Es-tu venu jusqu’à moi, crois-tu que je n’avais besoin de ton aide ? », nous dira Jésus.

En écoutant la parole d’aujourd’hui, nous nous rendons à l’évidence que Jésus nous met à son école où il veut nous donner un sens de la royauté, autre que celui que nous connaissons. Avec lui, la royauté se convertit en ce que nous appelons service, tendresse, miséricorde, pardon et en l’amour qu’il a pour les tous les hommes. Jésus nous montre que l’exercice de son pouvoir s’exprime par le service et l’amour comme il le fera le soir du jeudi saint en lavant les pieds de ses disciples. C’est finalement un roi serviteur, qui est né dans une crèche, qui n’a même pas habité les palais, et qui se promène sur le dos d’un âne. On est surpris de voir un roi pareil. C’est le moins qu’on puisse dire. Pourtant, c’est ce qu’il est.

Mes sœurs et mes frères, à travers cette fête du Christ Roi, l’Eglise nous fait comprendre qu’il y a une autre manière de diriger qui ne serait basée que sur l’amour et la justice. Et ceci nous concerne tous, car, par notre baptême, nous aussi, nous sommes devenus prêtres, prophètes et rois. Alors, nous avons aussi une parcelle de pouvoir et de responsabilité à quelque niveau que ce soit de la société. On n’a plus à rappeler le moment que nous sommes, tous, en train de vivre où la charité doit être de mise parmi nous, où le réconfort et le soutient des uns envers les autres sont plus que nécessaires.

Dans nos intentions d’aujourd’hui, prions pour les autorités politiques, surtout celles des pays qui connaissent la dictature, afin qu’elles comprennent que la paix ne s’imposent pas par la violence. Pour les autorités religieuses, afin que l’humilité et le service conduisent toutes leurs actions. Et pour nous mêmes, afin que puissions témoigner partout de la puissance du Christ, mais une puissance qui s’exerce dans la douceur, le service et l’amour. Que le Très Haut nous bénisse et qu’il nous garde sous sa constante protection. Amen.

Père Wilfried

1 réflexion sur « Homélie du dimanche 22 novembre – Fête du Christ Roi »

  1. Владислав

    Et pendant que nous nous pr parons la prochaine dition intercontinentale des JMJ, je voudrais relancer aussi sa c l bration dans les Eglises locales. Trente-cinq ans apr s l’institution des JMJ, apr s avoir cout divers points de vue et le Dicast re pour les La cs, la Famille et la Vie, comp tent pour la pastorale des jeunes, j’ai d cid de transf rer, partir de l’ann e prochaine, la c l bration dioc saine des JMJ du Dimanche des Rameaux au Dimanche du Christ Roi. Le Myst re de J sus Christ R dempteur de l’homme demeure au centre, comme l’a toujours soulign Saint Jean Paul II, initiateur et patron des JMJ. Chers jeunes, criez par votre vie que le Christ vit, que le Christ r gne, que le Christ est le Seigneur ! Si vous vous taisez, je vous assure que les pierres crieront (cf.

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