Homélie 6ème Dimanche de Pâques « Je ne vous laisserai pas orphelins »

Au moment où St Jean écrit ce passage de l’évangile que nous méditons aujourd’hui (le discours d’adieu de Jésus à ses disciples), ceux-ci se trouvent dans une situation très pénible. On se moque d’eux, parce que leur maitre vient d’être crucifié comme un bandit. On les chasse des synagogues, on les persécute. Mais le Christ ressuscité les rassure, il leur promet l’Esprit Saint qui sera avec eux pour toujours et qui sera la source de l’espérance que Pierre mentionne dans la deuxième lecture de ce dimanche. 

Devant l’agressivité des adversaires, Pierre invite au témoignage et à la non-violence : « soyez toujours prêts à rendre raison de l’espérance qui est en vous. Mais faites-le avec douceur et respect. »L’expression rendre raison signifie : rendre compte de quelque choseOn peut alors se demander de quelle espérance devrions-nous rendre compte ? Le pape François répond : « cette espérance n’est pas un concept mais une personne, c’est le Seigneur Jésus». Nous devons être ses témoins. Au moment de notre baptême, Jésus a pris sa demeure en nous afin que nos vies soient la vitrine de son Amour pour le monde. Nous le savons, dans nos commerces, nos magasins, les présentoirs servent à capter l’attention des clients, à les inviter à découvrir ce qu’il y a de beau à l’intérieur de la boutique. Ainsi, sommes nous invités à être ces signes vivants et lumineux de la présence de Jésus ressuscité, au milieu de nos frères. Cette mission à nous confiée doit être accomplie avec douceur et respect.

Les personnes douces sont un cadeau de Dieu et un bienfait pour notre monde. Elles brisent la spirale infernale dans laquelle s’enferme notre univers de violence. Quand le respect et la douceur sont présents dans une famille, dans une communauté la paix et l’harmonie se portent bien. Jésus n’a eu de cesse de nous l’enseigner. On se rappelle du respect avec lequel il traitait les enfants, les femmes, les malheureux, les malades, les exclus, les pécheurs. Christine Pedotti dans un livre « Jésus l’homme qui préférait les femmes » rend compte de la bienveillance et du respect qu’Il leur accorde. Elle détaille ses arguments ainsi «  Jésus traite les femmes comme des personnes à part entière, sans leur assigner un quelconque rôle en raison de leur sexe. Il parle avec elles, il les libère, il les touche et se laisse toucher sans difficulté. Cela signifie que notre vie de témoin ne doit pas être une entrave pour nos frères et sœurs, mais un tremplin pour susciter la joie en tout homme. Justement, comment être témoins de Jésus Christ aujourd’hui, notre monde présente trop de surprises ? Par exemple, pour la bonne conduite que vous avez, on dit du mal de vous…Voilà une mission bien délicate. «  Je ne vous laisserai pas orphelins, l’Esprit Saint viendra.» En cette parole nous trouvons le réconfort car elle nous rappelle que nos missions sont portées par l’Esprit Saint.

Mais cet esprit, est ce que je le laisse agir en moi ? Si c’est l’Esprit de vérité, est-ce que je sais l’entendre ? Défenseur et consolateur, l’Esprit m’invite à ne jamais désespérer, ni des autres, ni de Dieu, ni même de moi-même. A la vérité, il est assez puissant en moi pour vaincre toutes mes résistances, puisse qu’il lave ce qui est souillé et guérit ce qui est blessé. Faisons-lui confiance. Il est assez patient pour nous mener là où Dieu veut, si toutefois nous lui confions notre vie. Maintenant, il attend notre oui pour être à l’œuvre, qu’attends-tu pour lui donner ton accord? N’aies pas peur il remet l’homme égaré sur le chemin de vie et accorde la paix qui n’a pas de prix. Que vive alors en nous cette force divine. Amen 

P Ange

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