La méditation du Père Wilfried

Chers amis. Recevez les salutations les plus fraternelles qui vous viennent de la part des prêtres de votre Communauté paroissiale. Nous tous sentons bien que le temps devient trop lourd pour vivre ce moment qui nous a été imposé. Mais, comme le dit l’adage : « Quelque soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra. » Petit à Petit, nous semblons déjà entrevoir la lueur au bout du tunnel que nous sommes en train de traverser. N’oublions pas de recevoir le Christ qui se fait inviter chez nous pour que nous fassions cette traversée avec lui, à l’instar des disciples d’Emmaüs, dans la foi, mais aussi dans la sérénité. Que les personnes seules, les malades, et les familles trouvent à travers nos modestes partages des paroles fortes pour nourrir notre vie de foi, et nous donner la joie de nous sentir tous fils et filles d’un même Père. Que la paix de Dieu vous habite tous dans l’espérance de nous revoir d’ici peu.

Jésus, Berger de toute l’humanité.

Bien-aimés dans le Seigneur, chers frères et sœurs, chers amis, chers tous.

A travers, les textes d’aujourd’hui, nous découvrons que le salut, la guérison, la paix, oh j’allais dire le bonheur nous viennent de Jésus. Il est Celui qui fait paître son troupeau à la manière d’un bon Berger ; mais un Berger qui a, lui-même, connu des moments rudes et difficiles le menant jusqu’à la mort. Voilà un Dieu qui a su épouser toute la réalité humaine : il va même connaître la mort comme l’un de nous. Cela peut paraître paradoxal que celui qui garde et paît le troupeau puisse lui-même mourir. Et quel serait le sort des brebis ? Heureusement, et fort heureusement, la mort ne l’a pas retenu dans ses abîmes, il est ressuscité et il est vivant. C’est l’événement que nous sommes en train de commémorer pendant cette période jusqu’à la Pentecôte.

Déjà, dans la première lecture, les apôtres, avec Pierre en tête, sortent de leur « confinement » pour aller annoncer le kérygme : le récit de la passion, la mort et la résurrection du Christ, Celui par qui nous avons la Vie. Suivant les lignes de cette lecture, la réaction ne s’est pas fait attendre. Les gens se sont laissés toucher par les paroles fortes annoncées par des apôtres jusqu’à leur demander : « Frères, que devons-nous faire ? » Voilà, en tout cas, mes sœurs et mes frères, une très belle démarche de conversion, une fois qu’on se sent interpeller par la parole de Dieu. Elle nous transforme au plus profond de nous-mêmes, et nous devenons, par devers elle, des créatures nouvelles. C’est cela la joie de l’évangile.

Mais être une nouvelle créature en Christ Jésus ne nous épargne les difficultés et les souffrances dans la vie de chaque jour. Et, l’homme de Dieu, Pierre, nous réconforte là-dessus tout en précisant que, même Jésus, le fils de Dieu, a eu à connaître les mêmes épreuves que nous. Par son abaissement et en acceptant toute l’humiliation de la part des hommes, il a assumé tous nos péchés, pour que nous soyons sauvés : « Par ses blessures, nous sommes guéris », disait l’auteur sacré. Et, c’est ce qui a fait que, toi et moi aujourd’hui, nous ne soyions plus errants, mais que nous retrouvions la vraie justice et le repos auprès du berger, j’allais dire, du Vrai Berger qu’est le Christ.

Oui, nous ne le dirons jamais assez que le Christ est le Vrai Berger qui donne la vie et le bonheur à ses brebis. C’est cette belle image qu’il utilise dans l’évangile d’aujourd’hui. « Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. » Oh, bien des fois, nous avions cru trouver notre bonheur ailleurs, tout en oubliant Celui qui le donne en abondance. Voilà pourquoi, en écoutant cet évangile d’aujourd’hui, ma démarche personnelle est de ne plus suivre toutes personnes et toutes choses qui peuvent être pour moi comme un « mauvais berger », un « mauvais guide », un « bien factice », une « flatterie de bonheur » pour me donner totalement au Christ, le véritable Berger et Bonheur de l’humanité toute entière. Ainsi, dès la levée du confinement, non… dès maintenant, je deviens une nouvelle créature en Jésus.

Par la même occasion, n’oublions pas de prier aussi pour les vocations en ce 4ème dimanche de Pâques, devenu journée mondiale des vocations. Pour cela, nous devons une fois de plus nous confier au bon Berger et vrai Pasteur, pour qu’il envoie des pasteurs pour sa moisson. Cependant, n’oublions pas que cette mission nous concerne tous ; car, de par notre baptême, tous, nous avons été appelés pour qu’à l’instar de Jésus, nous soyons, nous aussi, des « petits bergers » dans l’Eglise universelle, mais aussi dans l’Eglise domestique. Que la paix du Seigneur, le bon Berger, demeure en nous dans l’espérance de nous revoir bientôt pour canter ensemble le psaume d’aujourd’hui : « Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer. » Ps. 22 (23). Amen !

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