Méditation du dimanche de Pâques

Pâques est la plus grande fête des chrétiens. Et, traditionnellement, nous la célébrons toujours dans la joie ensemble avec vous tous, fidèles de notre paroisse, avec vos parents qui viennent de loin en séjour chez vous, et aussi en union de prière avec tous ceux qui ne peuvent pas se joindre à nous pour des raisons de maladie, mais qui, de là où ils sont, participent toujours à cette grande joie. Seulement, aujourd’hui, cela est différent. Au lieu que vous montiez ici à l’église pour rencontrer le Christ, c’est plutôt Lui qui vient dans vos maisons, pour vous dire qu’il n’est pas resté définitivement dans le confinement du tombeau. Mais, Il est ressuscité. Et il veut que vous ressuscitiez avec lui. Alors, belle fête de Pâques à vous tous !

Il vit et il crut.

Bien-aimés dans le Seigneur, chers frères et sœurs, chers amis, chers tous.

De grand matin, c’était encore les ténèbres quand Marie Madeleine court avec intrépidité au tombeau dans l’espoir de voir le Seigneur. Seulement, elle n’y trouve personne. Et elle est en émoi, elle est toute tremblante, elle est, disons-le, déçue. Car, celui sur qui elle a fondé son espérance n’est plus. Il a été, pense t-elle avec erreur, enlevé ou volé. Ce sont des préjugés qui fourmillent dans son esprit.

M’est-il permis, moi aussi, d’adopter l’attitude de Marie Madeleine en ce temps où les ténèbres (du tombeau) semblent assombrir ma vie, où ma liberté est réduite dans une pièce de 25m², où je ne peux plus voir mes amis, ceux avec qui je jouais à la belotte ou à la carte, où je vois les miens partir, emportés par cette chose terrible, où je ne peux plus voir mes parents, mes enfants, mes cousins et cousines, où je ne peux pas monter à l’église pour vivre avec les autres cette joie de Pâques en ce dimanche de la résurrection ? M’est-il permis de faire comme Marie Madeleine : être dans l’émoi, trembler, pleurer, désespérer, … ?

Bien sûr que non. Surtout pas en ce dimanche de Pâques. Fixons plutôt l’attitude de Jean. Lui, il entre dans le tombeau, il voit et il croit. De là, naît la grande espérance de la résurrection. Oui, ma sœur, mon frère. Au fond de notre confinement ; oh j’allais dire dans les ténèbres de notre confinement, la lumière du Christ ressuscité vient nous illuminer pour nous redonner courage et nous aider à lever les yeux vers des nouveaux horizons où la vie renaît. En lui, Jésus, l’échec est un renouveau. Enlevons la pierre du doute de nos cœurs. 

Marie Madeleine a oublié que c’était le matin qu’elle est partie au tombeau. Or, c’est le matin que le jour lèche progressivement les ténèbres pour faire place à la lumière. Nous aussi, disposons nos cœurs, partout où nous sommes, pour que le Christ vienne nous visiter dans nos maisons, mais plus encore à l’intérieur de nous. Qu’il dissipe les ténèbres de la lassitude et de la peur pour laisser la place à la joie de pâques et à la paix intérieure. Chantons  tous « alléluia » du plus profond de notre cœur, et pensons à le dire aussi aux autres, ne fut-ce que par un coup de fil.

A vous toutes et à vous tous, une fois de plus, bonne fête de Pâques. Le Christ est vivant ! Il est ressuscité !Amen.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *