Annonciation, la fête de la communauté Réjouis-Toi

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A l’Annonciation, Marie a dit Oui, 

ouvrant un chemin pour tous

En accueillant son Fils, 

le bien-aimé du Père.

Méditant cette peinture d’Arcabas, je me dis combien il faut dépasser ce qui nous est donné à voir: Marie, jolie jeune femme et mère épanouie, tient sur ses genoux un nourrisson souriant et plein de vie. Elle nous l’offre. Et le vrai sens de cette toile nous est donné à travers ces 2 croix, l’une majestueuse et éclatante, l’autre humble et azur. Regardons-les: la première est le Christ, l’autre représente Marie. Bonne meditation.
Belle fête de l’annonciation à tous. 

Méditation sur l’Annonciation – 

Père Ermes Ronchi

Si vous n’avez pas senti Dieu « dans les choses les plus simples », « à la maison », « vous n’avez pas encore trouvé le Dieu de la vie », estime le père Ermes Ronchi qui méditait sur l’Annonciation à Marie, rapporte Radio Vatican.

Il a présenté ce vendredi matin 11 mars la dernière méditation de la retraite spirituelle prêchée au pape François et à la Curie romaine à la Maison du Divin Maître, à Ariccia, commencée dimanche 6 mars.

Dieu se révèle dans la simplicité de la vie quotidienne : le père Ronchi cite sainte Thérèse d’Avila qui affirmait que Dieu était « parmi les casseroles, dans la cuisine ». Mais qu’est-ce que cela signifie, s’interroge-t-il, que « le Seigneur de l’univers se déplace parmi les pichets, les pots, les plats, les casseroles et les poêles » ? La réponse est suivante : « Dieu dans la cuisine, cela signifie emmener Dieu sur le territoire de la proximité ».

L’Annonciation, un événement « colossal » arrive aussi dans le contexte de « la vie quotidienne, sans témoins, loin des lumières et des émotions du temple ». « Une journée quelconque, dans un endroit quelconque, une jeune femme quelconque ». « La première annonce de la grâce de l’Évangile est livrée dans la normalité d’une maison ». Et c’est là que « Dieu vous touche ».

La vie de Marie nous aide à « réparer la déchirure la plus dramatique de notre foi » ou « Dieu de la religion » « est séparé de Dieu de la vie » : la Vierge, « comme la femme de la maison, nous lance un énorme défi : passer d’une spiritualité qui est basée sur la logique de l’extraordinaire à la mystique du quotidien ».

Dieu arrive dans cette vie quotidienne avec « une promesse du bonheur » : en accueillant les premières paroles de l’Annonciation « Réjouis-toi, Marie », la Vierge « nous rappelle que la foi est une confiance joueuse ou ce n’est pas la foi ». « Marie entre en scène comme une prophétie du bonheur pour nos vies comme une bénédiction de l’espérance, consolante, qui descend sur notre mal de vivre, sur les solitudes souffrantes, sur les tendresses niées, sur la violence qui nous menace, mais qui ne gagnera pas, parce que la beauté est plus forte que le dragon de la violence, comme assure l’Apocalypse. Et l’ange avec ce premier mot dit qu’il y a un bonheur dans la foi, un « plaisir » de croire ».

L’Ange de l’Annonciation « a été envoyé à une vierge fiancée à un homme nommé Joseph ». En superposant les deux Évangiles, celui de Luc et de Matthieu, continue-t-il, « nous voyons avec joie que l’annonce a été faite au couple, à l’époux et à l’épouse ensemble, au juste et à la vierge amoureux ».

« Dieu est à l’œuvre dans nos relations, Il parle dans les familles, dans nos maisons, dans le dialogue, dans le drame, dans la crise, dans les doutes, dans les élans ». En même temps, « Dieu ne vole pas de l’espace à la famille, n’envahis pas, Il ne blesse pas, Il ne soustrait pas, Il cherche un oui pluriel qui devient créatif parce qu’il est la somme de deux cœurs, la somme de beaucoup de rêves et de tant de travail patient », toujours selon la même source.

Enfin, la dernière question qu’aborde le père Ronchi est celle de Marie qui a demandé à Dieu le « comment » de la réalisation de la promesse : « Avoir des doutes, poser des questions est un moyen de se tenir devant le Seigneur avec toute la dignité humaine » car « j’accepte le mystère, mais en même temps, j’utilise toute mon intelligence. »

« Il n’est dit nulle part que la foi granitique soit meilleure que la petite foi entrelacée par des questions », poursuit le prédicateur : « En fait, ce qui me donne de l’espoir est de voir comment dans le peuple de Dieu continuent à grandir les questions, personne ne se contente plus de réponses …de paroles déjà entendues… L’époque où tous se taisaient devant le prêtre était une époque de foi meilleure ? Je crois que c’est vraiment le contraire, et si c’est plus fatiguant pour nous, c’est aussi un alléluia. »

À la fin de sa méditation, le père Ronchi est revenu sur la « maternité » de Dieu : « Sans le corps de Marie, l’Évangile perd corps » c’est pourquoi tous les chrétiens « sont appelés à être mères de Dieu, parce que Dieu a toujours besoin de venir au monde ».

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