Archives mensuelles : mars 2020

Annonciation, la fête de la communauté Réjouis-Toi

Le webmaster est chargé de famille et est un peu en retard dans le mise à jour du site. Il vous prie de bien vouloir l’en excuser.

A l’Annonciation, Marie a dit Oui, 

ouvrant un chemin pour tous

En accueillant son Fils, 

le bien-aimé du Père.

Méditant cette peinture d’Arcabas, je me dis combien il faut dépasser ce qui nous est donné à voir: Marie, jolie jeune femme et mère épanouie, tient sur ses genoux un nourrisson souriant et plein de vie. Elle nous l’offre. Et le vrai sens de cette toile nous est donné à travers ces 2 croix, l’une majestueuse et éclatante, l’autre humble et azur. Regardons-les: la première est le Christ, l’autre représente Marie. Bonne meditation.
Belle fête de l’annonciation à tous. 

Méditation sur l’Annonciation – 

Père Ermes Ronchi

Si vous n’avez pas senti Dieu « dans les choses les plus simples », « à la maison », « vous n’avez pas encore trouvé le Dieu de la vie », estime le père Ermes Ronchi qui méditait sur l’Annonciation à Marie, rapporte Radio Vatican.

Il a présenté ce vendredi matin 11 mars la dernière méditation de la retraite spirituelle prêchée au pape François et à la Curie romaine à la Maison du Divin Maître, à Ariccia, commencée dimanche 6 mars.

Dieu se révèle dans la simplicité de la vie quotidienne : le père Ronchi cite sainte Thérèse d’Avila qui affirmait que Dieu était « parmi les casseroles, dans la cuisine ». Mais qu’est-ce que cela signifie, s’interroge-t-il, que « le Seigneur de l’univers se déplace parmi les pichets, les pots, les plats, les casseroles et les poêles » ? La réponse est suivante : « Dieu dans la cuisine, cela signifie emmener Dieu sur le territoire de la proximité ».

L’Annonciation, un événement « colossal » arrive aussi dans le contexte de « la vie quotidienne, sans témoins, loin des lumières et des émotions du temple ». « Une journée quelconque, dans un endroit quelconque, une jeune femme quelconque ». « La première annonce de la grâce de l’Évangile est livrée dans la normalité d’une maison ». Et c’est là que « Dieu vous touche ».

La vie de Marie nous aide à « réparer la déchirure la plus dramatique de notre foi » ou « Dieu de la religion » « est séparé de Dieu de la vie » : la Vierge, « comme la femme de la maison, nous lance un énorme défi : passer d’une spiritualité qui est basée sur la logique de l’extraordinaire à la mystique du quotidien ».

Dieu arrive dans cette vie quotidienne avec « une promesse du bonheur » : en accueillant les premières paroles de l’Annonciation « Réjouis-toi, Marie », la Vierge « nous rappelle que la foi est une confiance joueuse ou ce n’est pas la foi ». « Marie entre en scène comme une prophétie du bonheur pour nos vies comme une bénédiction de l’espérance, consolante, qui descend sur notre mal de vivre, sur les solitudes souffrantes, sur les tendresses niées, sur la violence qui nous menace, mais qui ne gagnera pas, parce que la beauté est plus forte que le dragon de la violence, comme assure l’Apocalypse. Et l’ange avec ce premier mot dit qu’il y a un bonheur dans la foi, un « plaisir » de croire ».

L’Ange de l’Annonciation « a été envoyé à une vierge fiancée à un homme nommé Joseph ». En superposant les deux Évangiles, celui de Luc et de Matthieu, continue-t-il, « nous voyons avec joie que l’annonce a été faite au couple, à l’époux et à l’épouse ensemble, au juste et à la vierge amoureux ».

« Dieu est à l’œuvre dans nos relations, Il parle dans les familles, dans nos maisons, dans le dialogue, dans le drame, dans la crise, dans les doutes, dans les élans ». En même temps, « Dieu ne vole pas de l’espace à la famille, n’envahis pas, Il ne blesse pas, Il ne soustrait pas, Il cherche un oui pluriel qui devient créatif parce qu’il est la somme de deux cœurs, la somme de beaucoup de rêves et de tant de travail patient », toujours selon la même source.

Enfin, la dernière question qu’aborde le père Ronchi est celle de Marie qui a demandé à Dieu le « comment » de la réalisation de la promesse : « Avoir des doutes, poser des questions est un moyen de se tenir devant le Seigneur avec toute la dignité humaine » car « j’accepte le mystère, mais en même temps, j’utilise toute mon intelligence. »

« Il n’est dit nulle part que la foi granitique soit meilleure que la petite foi entrelacée par des questions », poursuit le prédicateur : « En fait, ce qui me donne de l’espoir est de voir comment dans le peuple de Dieu continuent à grandir les questions, personne ne se contente plus de réponses …de paroles déjà entendues… L’époque où tous se taisaient devant le prêtre était une époque de foi meilleure ? Je crois que c’est vraiment le contraire, et si c’est plus fatiguant pour nous, c’est aussi un alléluia. »

À la fin de sa méditation, le père Ronchi est revenu sur la « maternité » de Dieu : « Sans le corps de Marie, l’Évangile perd corps » c’est pourquoi tous les chrétiens « sont appelés à être mères de Dieu, parce que Dieu a toujours besoin de venir au monde ».

Vierge Marie

Vierge Marie, 

Mère de l’Eglise et notre Mère,

En ce temps d’épreuves, nous venons nous abriter sous ton manteau de miséricorde.

A Pontmain, tu as ranimé l’espérance dans les cœurs découragés. Viens aujourd’hui renforcer notre foi défaillante. Etablis nos familles dans la confiance et la paix. Repousse l’ennemi invisible qui nous assaille et qui met à mal la santé de tant de nos frères et sœurs. Nous te confions les différents acteurs de la vie civile qui mettent toute leur énergie à soigner les malades et à prévenir, l’expansion du virus.

Ouvre nos cœurs et nos mains aux besoins des plus pauvres et prie pour nous Jésus, ton fils et notre frère. Qu’Il nous conduise de la croix à la joie de la résurrection. AMEN

Mgr Thierry Scherrer évêque de Laval

Collecte de carême – CCFD Terre Solidaire

La collecte de carême du CCFD a lieu chaque année le 5ème dimanche de carême.

La crise sanitaire actuelle bouscule nos pratiques. 

A partir du dimanche 29 mars, des enveloppes seront déposées sur les tables à l’entrée de l’église pour recueillir vos dons.

Il est également possible de donner en ligne.

Dons pour nos partenaires et les actions qu’ils mènent auprès des plus vulnérables, dons pour défendre un plus juste partage des richesses, dons pour la construction d’un monde plus solidaire et respectueux des écosystèmes.

Demeurons unis et gardons confiance. N’oublions pas que le matin succède à la nuit comme le Carême s’achève sur l’aurore de la Résurrection pascale.

Merci de votre solidarité

Et après…

Et tout s’est arrêté…

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

Après ?

Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

Après ?

Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

Après ?

Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

Après ?

Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

Après ?

Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

Après ?

Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

Après ?

Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

Après ?

Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

Après ?

Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

Après ?

Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

Ecrit par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux

Méditation du dimanche 29 mars

Par ce biais, recevez d’emblée nos salutations dans tous les endroits où vous êtes. La pandémie ne constitue en aucun cas un obstacle pour que nous puissions apporter une parole de paix, de joie ou de réconfort à l’autre. Bien que cloîtrés, ici à l’église Saint Clément, nous les prêtres, nous pensons toujours à vous tous et nous ne cessons de vous porter dans nos prières, surtout lors des messes basses et des offices que nous célébrons quotidiennement. Soyons tous forts et solidaires pendant ce moment de rude épreuve, et nous sommes certains que nous vaincrons avec la grâce de Dieu. C’est donc dans cet esprit que nous vous proposons cette humble et brève méditation qui fait suite aux textes bibliques que notre mère l’Eglise nous propose en ce 5ème dimanche de carême.

« Contamine le virus de la charité et de la vie de Dieu autour de toi ! »

Bien-aimés dans le Seigneur, chers frères et sœurs, chers amis, chers tous.

« Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Voilà une parole forte, mais avec un sentiment de regret, qui sort de la bouche de Marie exprimant sa désolation, parce Jésus n’avait été présent quand son frère Lazare s’était éteint. En même temps, cette parole sonne aussi comme un reproche adressé à Dieu, qui, le plus souvent, semble être absent quand nous traversons des moments sombres et difficiles. Sans doute, dans les lieux où nous sommes confinés, sans nous voiler la face, notre réaction a dû être la même que celle de Marthe : « Si tu avais été avec nous, Seigneur, tout ceci ne serait pas arrivé. » ou encore « Si tu es vraiment là, pourquoi permets-tu cela ? »

Heureusement que nos pensées et nos réflexions n’égalent pas celles de Dieu. Oui, nous sommes en droit de nous poser ces questions. Surtout quand nous vivons des épreuves dans notre vie. D’ailleurs, c’est parfois ces genres d’interrogations et ces genres d’épreuves qui accréditent de plus bel notre foi et notre attachement à Dieu, ce Dieu qui, malgré tout ce que nous pouvons imaginer, demeure proche de nous, et ne peut en aucun cas nous oublier. En fait, ces interrogations sont déjà une prière pour nous. Alors, ne donnons pas raison au Malin qui peut nous faire croire que le Seigneur vaque à d’autres occupations et déconsidère la situation que nous sommes en train de traverser. 

Au contraire, avec le récit de la résurrection de Lazare qui nous est proposé aujourd’hui, le Seigneur nous redonne courage, vie et dynamisme, à nous tous qui semblons être abattus, afin que nous redoublons d’effort pour faire face à toutes les situations de la vie, même les plus rocambolesques. Le Seigneur est toujours là pour nous ramener à la vie, même quand on est bien enfoncé dans la nuit de la maladie, de la souffrance, de la désespérance, du chagrin, du confinement, et même celle causée par le « corona virus ». A vrai dire, le Seigneur ne laisse pas mourir la Vie (de Dieu) en nous. Avec lui, nous sommes déjà entrés dans l’ère de la résurrection. 

D’ailleurs, la première lecture nous le dit avec un ton qui invite à l’espérance et à la fête : « Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, Ô mon peuple […] Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez. » Oui, nous sommes le peuple de Dieu ; ce peuple qui est en marche, non pas vers la peur et le désespoir, mais vers la victoire, la guérison, le salut, la paix, vers la lumière de la résurrection. Alors, que chacun de nous contamine aux autres là où il est, et à un plus grand nombre, le virus de la joie, de la paix intérieure et du bonheur de vivre. Ainsi, l’univers entier sera contaminé par le sens du bien et de la charité de Dieu. Que le Très Haut nous préserve tous. Amen.

Père Wilfried

Textes du dimanche 29 mars 2020

PREMIÈRE LECTURE

« Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez » (Ez 37, 12-14)

Lecture du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Je vais ouvrir vos tombeaux
et je vous en ferai remonter,
ô mon peuple,
et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.
    Vous saurez que Je suis le Seigneur,
quand j’ouvrirai vos tombeaux
et vous en ferai remonter,
ô mon peuple !
    Je mettrai en vous mon esprit,
et vous vivrez ;
je vous donnerai le repos sur votre terre.
Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :
j’ai parlé
et je le ferai
– oracle du Seigneur.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)

R/ Près du Seigneur est l’amour,
près de lui abonde le rachat.
 (Ps 129, 7bc)

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l’espère, et j’attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C’est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.

DEUXIÈME LECTURE

« L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous » (Rm 8, 8-11)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    ceux qui sont sous l’emprise de la chair
ne peuvent pas plaire à Dieu.
    Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,
mais sous celle de l’Esprit,
puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.
Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.
    Mais si le Christ est en vous,
le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché,
mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.
    Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts
habite en vous,
celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts
donnera aussi la vie à vos corps mortels
par son Esprit qui habite en vous.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 1-45)

Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi. 

Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.
Celui qui croit en moi ne mourra jamais.
Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi.
 (cf. Jn 11, 25a.26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    il y avait quelqu’un de malade,
Lazare, de Béthanie,
le village de Marie et de Marthe, sa sœur.
    Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur
et lui essuya les pieds avec ses cheveux.
C’était son frère Lazare qui était malade.
    Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :
« Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
    En apprenant cela, Jésus dit :
« Cette maladie ne conduit pas à la mort,
elle est pour la gloire de Dieu,
afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
    Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
    Quand il apprit que celui-ci était malade,
il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
    Puis, après cela, il dit aux disciples :
« Revenons en Judée. »
    Les disciples lui dirent :
« Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider,
et tu y retournes ? »
    Jésus répondit :
« N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?
Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,
parce qu’il voit la lumière de ce monde ;
    mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,
parce que la lumière n’est pas en lui. »
    Après ces paroles, il ajouta :
« Lazare, notre ami, s’est endormi ;
mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »
    Les disciples lui dirent alors :
« Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »
    Jésus avait parlé de la mort ;
eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.
    Alors il leur dit ouvertement :
« Lazare est mort,
    et je me réjouis de n’avoir pas été là,
à cause de vous, pour que vous croyiez.
Mais allons auprès de lui ! »
    Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
dit aux autres disciples :
« Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »

    À son arrivée,
Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
    Comme Béthanie était tout près de Jérusalem
– à une distance de quinze stades
(c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,
    beaucoup de Juifs étaient venus
réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
    Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,
elle partit à sa rencontre,
tandis que Marie restait assise à la maison.
    Marthe dit à Jésus :
« Seigneur, si tu avais été ici,
mon frère ne serait pas mort.
    Mais maintenant encore, je le sais,
tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
    Jésus lui dit :
« Ton frère ressuscitera. »
    Marthe reprit :
« Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,
au dernier jour. »
    Jésus lui dit :
« Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra ;
    quiconque vit et croit en moi
ne mourra jamais.
Crois-tu cela ? »
    Elle répondit :
« Oui, Seigneur, je le crois :
tu es le Christ, le Fils de Dieu,
tu es celui qui vient dans le monde. »

    Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie,
et lui dit tout bas :
« Le Maître est là, il t’appelle. »
    Marie, dès qu’elle l’entendit,
se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.
    Il n’était pas encore entré dans le village,
mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
    Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie
et la réconfortaient,
la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;
ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
    Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.
Dès qu’elle le vit,
elle se jeta à ses pieds et lui dit :
« Seigneur, si tu avais été ici,
mon frère ne serait pas mort. »
    Quand il vit qu’elle pleurait,
et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,
Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,
    et il demanda :
« Où l’avez-vous déposé ? »
Ils lui répondirent :
« Seigneur, viens, et vois. »
    Alors Jésus se mit à pleurer.
    Les Juifs disaient :
« Voyez comme il l’aimait ! »
    Mais certains d’entre eux dirent :
« Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,
ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »

    Jésus, repris par l’émotion,
arriva au tombeau.
C’était une grotte fermée par une pierre.
    Jésus dit :
« Enlevez la pierre. »
Marthe, la sœur du défunt, lui dit :
« Seigneur, il sent déjà ;
c’est le quatrième jour qu’il est là. »
    Alors Jésus dit à Marthe :
« Ne te l’ai-je pas dit ?
Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
    On enleva donc la pierre.
Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, je te rends grâce
parce que tu m’as exaucé.
    Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;
mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,
afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
    Après cela, il cria d’une voix forte :
« Lazare, viens dehors ! »
    Et le mort sortit,
les pieds et les mains liés par des bandelettes,
le visage enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit :
« Déliez-le, et laissez-le aller. »
    Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

OU LECTURE BREVE

ÉVANGILE

« Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Marthe et Marie,  les deux sœurs de Lazare,
envoyèrent dire à Jésus :
« Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
    En apprenant cela, Jésus dit :
« Cette maladie ne conduit pas à la mort,
elle est pour la gloire de Dieu,
afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
    Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
    Quand il apprit que celui-ci était malade,
il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
    Puis, après cela, il dit aux disciples :
« Revenons en Judée. »

    À son arrivée,
Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
    Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,
elle partit à sa rencontre,
tandis que Marie restait assise à la maison.
    Marthe dit à Jésus :
« Seigneur, si tu avais été ici,
mon frère ne serait pas mort.
    Mais maintenant encore, je le sais,
tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
    Jésus lui dit :
« Ton frère ressuscitera. »
    Marthe reprit :
« Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,
au dernier jour. »
    Jésus lui dit :
« Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra ;
    quiconque vit et croit en moi
ne mourra jamais.
Crois-tu cela ? »
    Elle répondit :
« Oui, Seigneur, je le crois :
tu es le Christ, le Fils de Dieu,
tu es celui qui vient dans le monde. »
    Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,
    et il demanda :
« Où l’avez-vous déposé ? »
Ils lui répondirent :
« Seigneur, viens, et vois. »
    Alors Jésus se mit à pleurer.
    Les Juifs disaient :
« Voyez comme il l’aimait ! »
    Mais certains d’entre eux dirent :
« Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,
ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
    Jésus, repris par l’émotion,
arriva au tombeau.
C’était une grotte fermée par une pierre.
    Jésus dit :
« Enlevez la pierre. »
Marthe, la sœur du défunt, lui dit :
« Seigneur, il sent déjà ;
c’est le quatrième jour qu’il est là. »
    Alors Jésus dit à Marthe :
« Ne te l’ai-je pas dit ?
Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
    On enleva donc la pierre.
Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, je te rends grâce
parce que tu m’as exaucé.
    Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;
mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,
afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
    Après cela, il cria d’une voix forte :
« Lazare, viens dehors ! »
    Et le mort sortit,
les pieds et les mains liés par des bandelettes,
le visage enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit :
« Déliez-le, et laissez-le aller. »
    Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Source : https://www.aelf.org/2020-03-29/romain/messe

Homélie du 4ème dimanche de carême – Année A

Cher(e)s Ami(e)s

Dans l’évangile de ce dimanche, un homme né aveugle rencontre Jésus. Il était mendiant et dépendait quasiment des autres. En le représentant dans notre imaginaire, je nous invite également à nous poser un instant, afin d’apprécier la grâce que nous avons de voir, de nous orienter tout seul, de distinguer, d’apprécier les formes et les couleurs. « C’est notre capacité à voir le beau, à nous émerveiller qui fait rendre grâce » alors, rendons grâce à Dieu. C’est bien ce que fait cet homme qui a recouvré la vue.

Jésus refait pour lui le geste du créateur. Il pétrit de la boue pour en faire un homme nouveau. Il va le faire naitre de l’obscurité à la lumière. Il va le faire passer de l’ignorance à la confiance, de la peur à la joie. En lui, la lumière distille la vie et l’espérance. Plus prêt de nous, avec les jours qui se rallongent, ce sont les fleurs qui s’ouvrent à la vie, c’est le printemps : la lumière resplendit autrement, quel bonheur ! 

St Paul dans la deuxième lecture nous rappelle notre vocation à vivre en enfants de lumière : « conduisez vous comme des enfants de lumière », des enfants qui portent en eux la vie et l’espérance. Pour être plus concret, il nous invite à être bons, justes et vrais, afin d’être des témoins du Christ au milieu d’un monde qui cherche encore ses repères. C’est pour cette raison que, comme David, le Seigneur nous a recherché, pour être la lumière d’un peuple : « lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui.» Par le baptême que nous avons reçu, nous sommes désignés et chargés d’être sel et lumière dans ce monde, pour y apporter une saveur et une clarté. Non pas notre saveur mais celle du ressuscité. Mais, comment rendre actuelle cette mission dans un contexte contaminé par la pandémie Covid 19. 

Tout d’abord nous avons à nous laisser abreuver de l’eau vive de la parole de Dieu comme la samaritaine (texte du dimanche dernier). Cette parole rassure et le Psaumes 22 qui nous est proposé ce dimanche, en est une illustration : « le Seigneur est mon berger je ne manque de rien ». Ensuite, restons convaincus, malgré les ténèbres déployées par ce virus notre lumière restera vive et brillera, d’ autant plus qu’elle a sa source en Dieu. A vrai dire, la foi chrétienne a une dimension spécifique dans le monde et elle ne doit pas s’y dérober. Sur cette base, ce cri de cœur de Mgr Eric Beaufort doit faire écho en nous : « Depuis bien des années déjà, notre humanité a l’intuition qu’elle doit changer radicalement sa manière de vivre. La crise écologique nous le rappelle sans cesse, mais la détermination a fait largement défaut jusqu’ici pour prendre ensemble des décisions qui s’imposent et pour s’y tenir. Osons le dire, l’égoïsme, l’individualisme, la recherche du profit, mettent à mal notre solidarité. Nous avons le droit d’espérer que ce que nous vivons en ce moment convaincra le plus grand nombre, qu’il ne faut plus différer les changements qui s’imposent : alors, ce drame porteur d’angoisse n’aura pas été traversé en vain » Sauve nous Seigneur Jésus, que nos yeux voient les erreurs de notre vie et le chemin que tu nous indiques. Avec humilité, nous reviendrons à Toi, sans prendre le chemin du doute que proposent les pharisiens de l’évangile qui, parlant de Toi et de Ta lumière qui éclaire la vie des hommes disaient : nous ne sommes pas ses disciples, « celui là, nous ne savons pas d’où il est ». Nous nous savons que tu es notre Dieu. Accorde nous Seigneur ta miséricorde, modèle nous pour que nous devenions des hommes nouveaux ; alors nous serons sauvés. Enfin, que ton amour soit sur nous comme notre espoir est en toi.                                                                  Amen

Père Ange

Les textes du dimanche 22 mars

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

David reçoit l’onction comme roi d’Israël (1 S 16, 1b.6-7.10-13a)

Lecture du premier livre de Samuel

En ces jours-là,
    le Seigneur dit à Samuel :
« Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars !
Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem,
car j’ai vu parmi ses fils mon roi. »
    Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab,
il se dit :
« Sûrement, c’est lui le messie,
lui qui recevra l’onction du Seigneur ! »
    Mais le Seigneur dit à Samuel :
« Ne considère pas son apparence ni sa haute taille,
car je l’ai écarté.
Dieu ne regarde pas comme les hommes :
les hommes regardent l’apparence,
mais le Seigneur regarde le cœur. »
    Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils,
et Samuel lui dit :
« Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »
    Alors Samuel dit à Jessé :
« N’as-tu pas d’autres garçons ? »
Jessé répondit :
« Il reste encore le plus jeune,
il est en train de garder le troupeau. »
Alors Samuel dit à Jessé :
« Envoie-le chercher :
nous ne nous mettrons pas à table
tant qu’il ne sera pas arrivé. »
    Jessé le fit donc venir :
le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.
Le Seigneur dit alors :
« Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! »
    Samuel prit la corne pleine d’huile,
et lui donna l’onction au milieu de ses frères.
L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.

   – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)

R/ Le Seigneur est mon berger :
rien ne saurait me manquer.
 (cf. Ps 22, 1)

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

DEUXIÈME LECTURE

« Relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera » (Ep 5, 8-14)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères,
    autrefois, vous étiez ténèbres ;
maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ;
conduisez-vous comme des enfants de lumière
    – or la lumière
a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –
    et sachez reconnaître
ce qui est capable de plaire au Seigneur.
    Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres,
elles ne produisent rien de bon ;
démasquez-les plutôt.
    Ce que ces gens-là font en cachette,
on a honte même d’en parler.
    Mais tout ce qui est démasqué
est rendu manifeste par la lumière,
    et tout ce qui devient manifeste est lumière.
C’est pourquoi l’on dit :
Réveille-toi, ô toi qui dors,
relève-toi d’entre les morts,
et le Christ t’illuminera.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1-41)

Gloire et louange à toi
Seigneur Jésus. !

Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Gloire et louange à toi
Seigneur Jésus !
 (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
en sortant du Temple,
    Jésus vit sur son passage
un homme aveugle de naissance.
    Ses disciples l’interrogèrent :
« Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents,
pour qu’il soit né aveugle ? »
    Jésus répondit :
« Ni lui, ni ses parents n’ont péché.
Mais c’était pour que les œuvres de Dieu
se manifestent en lui.
    Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé,
tant qu’il fait jour ;
la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.
    Aussi longtemps que je suis dans le monde,
je suis la lumière du monde. »
    Cela dit, il cracha à terre
et, avec la salive, il fit de la boue ;
puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
    et lui dit :
« Va te laver à la piscine de Siloé »
– ce nom se traduit : Envoyé.
L’aveugle y alla donc, et il se lava ;
quand il revint, il voyait.

    Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant
– car il était mendiant –
dirent alors :
« N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
    Les uns disaient :
« C’est lui. »
Les autres disaient :
« Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »
Mais lui disait :
« C’est bien moi. »
    Et on lui demandait :
« Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
    Il répondit :
« L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue,
il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit :
‘Va à Siloé et lave-toi.’
J’y suis donc allé et je me suis lavé ;
alors, j’ai vu. »
    Ils lui dirent :
« Et lui, où est-il ? »
Il répondit :
« Je ne sais pas. »

    On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
    Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue
et lui avait ouvert les yeux.
    À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.
Il leur répondit :
« Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,
et je vois. »
    Parmi les pharisiens, certains disaient :
« Cet homme-là n’est pas de Dieu,
puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »
D’autres disaient :
« Comment un homme pécheur
peut-il accomplir des signes pareils ? »
Ainsi donc ils étaient divisés.
    Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :
« Et toi, que dis-tu de lui,
puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »
Il dit :
« C’est un prophète. »
    Or, les Juifs ne voulaient pas croire
que cet homme avait été aveugle
et que maintenant il pouvait voir.
C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents
    et leur demandèrent :
« Cet homme est bien votre fils,
et vous dites qu’il est né aveugle ?
Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »
    Les parents répondirent :
« Nous savons bien que c’est notre fils,
et qu’il est né aveugle.
    Mais comment peut-il voir maintenant,
nous ne le savons pas ;
et qui lui a ouvert les yeux,
nous ne le savons pas non plus.
Interrogez-le,
il est assez grand pour s’expliquer. »
    Ses parents parlaient ainsi
parce qu’ils avaient peur des Juifs.
En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord
pour exclure de leurs assemblées
tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.
    Voilà pourquoi les parents avaient dit :
« Il est assez grand, interrogez-le ! »

    Pour la seconde fois,
les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle,
et ils lui dirent :
« Rends gloire à Dieu !
Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
    Il répondit :
« Est-ce un pécheur ?
Je n’en sais rien.
Mais il y a une chose que je sais :
j’étais aveugle, et à présent je vois. »
    Ils lui dirent alors :
« Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »
    Il leur répondit :
« Je vous l’ai déjà dit,
et vous n’avez pas écouté.
Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ?
Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
    Ils se mirent à l’injurier :
« C’est toi qui es son disciple ;
nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.
    Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ;
mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
    L’homme leur répondit :
« Voilà bien ce qui est étonnant !
Vous ne savez pas d’où il est,
et pourtant il m’a ouvert les yeux.
    Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs,
mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
    Jamais encore on n’avait entendu dire
que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.
    Si lui n’était pas de Dieu,
il ne pourrait rien faire. »
    Ils répliquèrent :
« Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,
et tu nous fais la leçon ? »
Et ils le jetèrent dehors.

    Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.
Il le retrouva et lui dit :
« Crois-tu au Fils de l’homme ? »
    Il répondit :
« Et qui est-il, Seigneur,
pour que je croie en lui ? »
    Jésus lui dit :
« Tu le vois,
et c’est lui qui te parle. »
    Il dit :
« Je crois, Seigneur ! »
Et il se prosterna devant lui.

    Jésus dit alors :
« Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement :
que ceux qui ne voient pas
puissent voir,
et que ceux qui voient
deviennent aveugles. »
    Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui
entendirent ces paroles et lui dirent :
« Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
    Jésus leur répondit :
« Si vous étiez aveugles,
vous n’auriez pas de péché ;
mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’,
votre péché demeure. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Source : https://www.aelf.org/2020-03-22/romain/messe